Gestion de l’eau en arboriculture (1)

Comment gérer la ressource en eau dans des milieux peu approvisionnés ? Comment donner forme a un projet d’arboriculture en pensant à la disponibilité en eau du terrain ? Quelles techniques paysannes peuvent être mises en place ?

L’association BEDE travaille sur ces questions dans le cadre des actions qu’elle mène avec Chemin cueillant, sur le territoire du Minervois. Un atelier organisé le 30 octobre 2014 à Tourouzelle a rassemblé une 20taine de personnes et permis de faire le points sur les connaissances et expériences en cours sur la gestion autonome de l’eau.

Avant l’irrigation…

En agriculture écologique, avant de se lancer dans des investissements couteux du tout irrigué, il est nécessaire d’appliquer un ensemble de techniques d’optimisation des ressources en eau. Ces pratiques permettent d’envisager l’irrigation comme un complément plutôt qu’un pilier du système de cultures:

  • Le choix des espèces et variétés adaptées est le premier acte de gestion de l’eau ;
  • L’amélioration de la fertilité et de la vie du sol permet d’augmenter sa capacité de rétention. L’eau physiologique des organismes d’un sol vivant constitue aussi un réservoir d’eau potentiel ;
  • Le paillage du sol permet de garder la fraicheur en limitant l’évaporation et nourri le sol ;
  • Les brises vents réduisent les pertes par évaporation  ;
  • Une conduite favorable à un enracinement profond permet aux arbres d’exploiter un plus grand volume de sol et donc de satisfaire plus facilement leurs besoins en eau. La greffe in situe ou l’extirpation des racines superficielles sur certaines espèces comme le figuier favorisent l’enracinement profond;
  • Le choix d’une densité de plantation adapté au contexte pluviométrique pour réduire la concurrence pour l’eau entre les plantes cultivées;
  • L’association de cultures à profondeur d’enracinement différentes permet de gérer la ressource en eau du sol sur une plus grande profondeur (principe de l’agroforesterie).

L’irrigation ciblée en arboriculture

L’irrigation pensée en fonction des caractéristiques et besoins de la plantes est préférée à la reconstitution systématique de ce que les techniciens appellent  la réserve en eau du sol « facilement utilisable ».

La mise en place de système d’irrigation souterrain est l’une de ces ouvertures qui permet de minimiser les pertes par évaporation et d’améliorer les capacités de la plantes à aller chercher l’eau en profondeur. Elle permet aussi d’envisager une stratégie d’irrigation anticipée en portant les sols à leur charge maximale avant les périodes critiques pour les plantes et avant la saison sèche.

Les trois exemples d’installation proposés ci-dessus sont en cours. Ils permettront dans quelques années de conclure sur l’efficience des techniques utilisées.

Les baissières (ou swales ou noues d’infiltration)

Le systèBaissiereme a été présenté par Laurence Carretero, maraichère en permaculture à Sigean et a vivement suscité l’intérêt du groupe.Une baissière est une sorte de fossé peu profond et large, végétalisé, tracé le long des courbes de niveau et qui recueille provisoirement de l’eau. Cet ouvrage permet de capter les eaux de ruissèlement et de les infiltrer dans le sol progressivement pour les y stocker. Les talus de celles-ci sont plantés d’arbres (forêt fruitière et même quelques légumes) qui bénéficient de la présence d’eau quasi-constante en sous sol.

> Pour en savoir plus sur les baissières

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